SONNET DE PRINTEMPS

Je hais cette saison, objet de tous mes maux,
Quand toute la journée je hum’ l’odeur des fleurs
Et quand le soir tombé, je me retrouve en pleurs,
Pestant contre le pschitt de mon othorino.

Je ne supporte plus le portrait de mon chat
Qui aggrave mon cas d’allergique au printemps.
De penser à ses poils augmente mon tourment
Et me fait remonter une tonn’ de crachats.

J’ose errer la nuit tel un vrai somnambule,
Friand des bruits nocturnes, pour sortir de ma bulle,
La chouette hulule au loin, enfin l’apaisement.

Je vais vers la statue, luisant sous la splendeur
D’un firmament d’argent, en quête du bonheur.
Je caresse le marbre, Ô quel enchantement !